Un cap financier maîtrisé pour 2026

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Réunis le 8 avril 2026, les élus d’Autun ont débattu des orientations budgétaires pour l’année à venir, étape clé avant le vote du budget primitif. Dans un contexte économique toujours contraint, la municipalité affiche une ligne claire : conjuguer rigueur financière, maintien du service public et poursuite des investissements structurants.

Une gestion prudente face aux contraintes économiques

Hausse des coûts de l’énergie, inflation des charges de fonctionnement… comme de nombreuses collectivités, Autun doit composer avec un environnement financier tendu. La Ville entend néanmoins contenir ses dépenses, en particulier de fonctionnement, sans dégrader la qualité des services proposés aux habitants.

Autre engagement fort : la stabilité fiscale. Après une baisse des taux en 2025, la municipalité a fait le choix de les maintenir en 2026. Ainsi, la taxe d’habitation reste fixée à 17,37 %, la taxe sur le foncier bâti à 45,32 % et celle sur le foncier non bâti à 56,89 %. Une orientation qui vise à préserver le pouvoir d’achat des contribuables locaux.

Une dette en nette diminution depuis 2020

La trajectoire financière de la Ville s’appuie également sur un désendettement progressif. L’encours de la dette s’établit à 15,39 millions d’euros au 31 décembre 2025, contre 23,52 millions en 2020, soit une baisse significative en cinq ans.

Cette dynamique devrait se poursuivre : d’ici fin 2026, hors nouvel emprunt, la dette du budget principal devrait atteindre 13,51 millions d’euros, après un remboursement de 2,165 millions d’euros de capital. Un signal positif sur la capacité de la collectivité à maîtriser ses finances dans la durée.

Des investissements maintenus pour transformer la ville

Malgré ce contexte, la Ville ne renonce pas à investir. Plusieurs projets structurants continueront d’être financés en 2026, avec une programmation pluriannuelle :

  • Le chantier du Panoptique – Musée Rolin : 6,46 M€
  • La restauration de l’église Notre-Dame : 503 688€
  • La requalification de la ferme de Couhard : 689 991€
  • Le soutien à un programme de logements rue Carion : 130 000€
  • La requalification du quartier Saint-Andoche : 60 000€
  • Le lancement d’une OPAH-RU en centre-ville : 691 853€

À ces investissements s’ajoutent plusieurs subventions à des acteurs locaux, notamment dans les domaines culturel, social et de la mobilité.

Un financement diversifié et encadré

Pour financer ces projets, la Ville s’appuie sur plusieurs leviers : le FCTVA (fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée – estimé à 926 000€), les subventions d’équipement, les produits de cession, ainsi que les excédents de fonctionnement capitalisés.

Après deux années sans recours à l’emprunt (2024 et 2025), un nouvel emprunt d’investissement devrait toutefois être mobilisé en 2026 afin d’absorber les dépenses prévues, tout en restant dans des proportions maîtrisées.

Maintenir l’équilibre entre ambition et responsabilité

Au-delà des chiffres, ces orientations traduisent une volonté politique : continuer à développer le territoire sans fragiliser les finances communales. La municipalité mise pour cela sur un pilotage fin des dépenses, un étalement des projets dans le temps et un partenariat renforcé avec ses partenaires.

Ces orientations budgétaires, débattues en conseil municipal, devront désormais se concrétiser dans le budget primitif 2026. Il illustre un équilibre recherché entre ambition pour le territoire et prudence budgétaire, dans un contexte où chaque décision financière engage l’avenir de la collectivité.