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Après le décapage des 2,50 premiers mètres de sédiments qui datent de la construction de la prison en 1856, les archéologues ont passé la main pour une durée de 5 semaines aux entreprises spécialisées de travaux publics. Ainsi, l’entreprise locale Dufraigne, en association avec SGC Travaux Spéciaux, spécialisée dans les confortements, sont à l’œuvre. Deux objectifs sont à atteindre d’ici la reprise des fouilles archéologiques.
Le premier objectif consiste à démolir le collecteur des eaux usées de la prison Panoptique, qui ceinture l’édifice (que les archéologues ont documenté), afin d’être en mesure de conforter les fondations de l’édifice carcéral grâce à des injections de béton.
Le second objectif vise à soutenir le terrain, notamment les abords du rempart d’origine médiévale, afin de permettre aux archéologues de poursuivre leur travail jusqu’à la profondeur de 6 mètres sous le sol actuel et de créer les futurs espaces souterrains du musée qui accueilleront les collections archéologiques. Ce type d’ouvrage de soutènement s’appelle une paroi berlinoise. Sa mise en œuvre nécessite d’enfoncer à très grande profondeur de longues barres d’acier à profil en H au moyen d’une foreuse. Régulièrement espacés, ces « fers » comme on les appelle dans le jargon, servent à soutenir des parois préfabriquées destinées à retenir les terres.
Ces travaux très impressionnants sont menés parallèlement à la purge des aménagements récents dans les bâtiments d’origine médiévale que sont les hôtels Rolin et Lacomme, tels que canalisations, conduites électriques, doublages, système de chauffage…
La fouille devrait se poursuivre à partir du 16 juin et permettre, entre autres, de découvrir un grand bâtiment d’origine médiévale ou moderne, à l’arrière de l’hôtel Rolin, et d’en préciser sa nature.










