Formation taser pour les policiers municipaux d’Autun

Formation taser pour les policiers municipaux d’Autun

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Depuis peu, les agents de police municipale d’Autun sont équipés de pistolets à impulsion électrique (marque taser, modèle T10). Pour les utiliser, le service a dû passer une formation spécifique pour s’entraîner au maniement de ces nouvelles armes.

Pendant trois jours, sept policiers municipaux, cinq d’Autun, un de Talant (Côte-d’Or) et un de Joigny (Yonne), ont ainsi participé à la formation préalable à l’armement de catégorie B6 organisée par le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale). Une session pendant laquelle les agents ont eu des enseignements théoriques et pratiques évalués en fin de formation par un questionnaire de connaissances techniques, théoriques et juridiques, ainsi qu’une épreuve de mise en situation.

Pour les guider, deux formateurs : Lionel, chef de service à Saint-Étienne, et Virgile, brigadier chef principal à Saint-Éloi près de Nevers. Ces policiers municipaux ont tous les deux passé un monitorat pour la manipulation d’armes de tous types utilisées par la police municipale (létales ou non), dans le but d’enseigner le maniement des armes.

Les stagiaires s’entraînent avec des armes factices : des munitions aux bâtons, et jusqu’aux menottes. Toutes servent lors des entraînements des forces de l’ordre. Pour accéder à cette formation préalable à l’armement, les policiers municipaux doivent d’abord suivre une formation initiale juridique qui leur enseigne les conditions d’usage des armes. L’examen doit alors être validé avec la moyenne au minimum. Une fois cette première étape passée, la formation taser est accessible. Un suivi est toutefois assuré par le CNFPT à la suite de l’obtention de cette certification avec deux formations d’entraînement obligatoire chaque année.

À Autun, les policiers municipaux sont équipés de tasers T10, des pistolets à impulsion électrique capable d’atteindre une portée de presque 14 mètres et très légers, ce qui facilite leur manipulation et les rend très précis à l’usage. Ce vendredi, chaque candidat a passé une évaluation individuelle, d’abord théorique, puis de mise en situation avec un scenario bien défini afin que chacun puisse mener son intervention dans les mêmes conditions que le réel.

Suite à cette formation, les policiers auront leur habilitation pour le port du taser, mais devront également obtenir une autorisation de port d’arme de la préfecture, certificat médical à l’appui, avant de pouvoir effectivement utiliser leur nouvel équipement.

À savoir qu’un taser envoie une décharge de mille volts. Cette décharge électrique agit uniquement sur la rupture électronique musculaire qui empêche l’individu ciblé de réagir et tétanise ses muscles et ses nerfs. Mais le choc n’agit en aucun cas sur le cœur (il peut toutefois dérégler un pacemaker). Cela dit, en cas d’utilisation d’un taser, les agents de police municipale ont malgré tout l’obligation de porter secours à la personne qui a été impactée en attendant l’arrivée des pompiers.