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Le lundi 28 octobre, une cérémonie de naturalisation s’est tenue à la sous-préfecture d’Autun, présidée par Jean-Baptiste Constant, sous-préfet de la circonscription d’Autun. À cette occasion, treize personnes ont officiellement acquis la nationalité française, dont huit habitants d’Autun.
Cette cérémonie, empreinte d’émotion et de solennité, a permis de rappeler les valeurs fondamentales de la République française — liberté, égalité, fraternité — ainsi que les droits et devoirs qu’implique la citoyenneté. Le sous-préfet a souligné que la France est depuis toujours une terre d’accueil et d’intégration, et que l’arrivée de nouveaux citoyens contribue à l’enrichissement culturel, social et économique du pays.
Souvent, le parcours pour devenir Français est long et exigeant : il suppose de résider en France depuis au moins cinq ans, d’apprendre la langue et de s’intégrer pleinement dans la société.
Après le discours officiel, l’assemblée a entonné La Marseillaise, avant la projection d’un court film retraçant l’histoire et la richesse culturelle de la France, pays de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce moment a rappelé que devenir Français, c’est non seulement acquérir de nouveaux droits — comme le droit de vote ou d’éligibilité —, mais aussi partager un socle de valeurs communes. Ces nouveaux citoyens deviennent également, à travers leur naturalisation, citoyens de l’Union européenne.
Cette soirée conviviale et fraternelle a été l’occasion de souhaiter la bienvenue à ces nouveaux Français, dont la fierté et la reconnaissance étaient palpables.
Portraits de nouveaux citoyens
Karen Petrosyan et son épouse, originaires d’Arménie, comptaient parmi les naturalisés. Arrivés en France en 2012, ils se sont installés à Autun en 2016, après avoir séjourné à Chalon-sur-Saône. Leur parcours, marqué par l’apprentissage du français et deux années d’attente pour obtenir la nationalité, illustre la ténacité nécessaire pour franchir les étapes de la naturalisation. Karen travaille aujourd’hui dans la restauration du patrimoine historique chez Dufraigne, en tant que chef de chantier sur le site de la cathédrale d’Autun, un métier qu’il exerçait déjà en Arménie. Son épouse travaille dans la grande distribution, où elle prépare des sushis, après avoir été pâtissière dans son pays d’origine. Ensemble, ils élèvent leurs trois enfants : une fille de 18 ans et deux garçons de 13 et 5 ans.

Autre témoignage marquant, celui de Mohamad Zyadeh, originaire de Syrie, arrivé en France en 2018 directement à Autun après avoir fui la guerre. Il a transité par la Turquie avant de poser ses valises en France, pays qu’il a choisi pour ses valeurs de liberté et de paix. Âgé de 26 ans, Mohamad est aujourd’hui mécanicien automobile, un métier qu’il a appris en France. Malgré les difficultés initiales pour maîtriser la langue, il parle aujourd’hui très bien le français et incarne à son tour la réussite d’un parcours d’intégration exemplaire.
La cérémonie du 28 octobre fut un moment fort, symbole de fraternité et de diversité, à l’image de la République française qui continue d’accueillir, d’intégrer et de rassembler.











