À Saint-Andoche, un projet ravive 50 ans de mémoire collective

Saint-Andoche : un après-midi festif pour partager les souvenirs du quartier

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À travers le projet “Un appel aux souvenirs”, la Ville d’Autun, à travers l’Espace Simone Veil, et l’OPAC Saône-et-Loire mettent en lumière l’histoire intime et collective du quartier Saint-Andoche. Un projet participatif riche en émotions, entre transmission, diversité et mémoire ouvrière.

Un quartier, des vies, des souvenirs

À Autun, le quartier Saint-Andoche ne se raconte pas seulement en dates ou en transformations urbaines. Il se vit, se partage et se transmet. C’est tout l’enjeu du projet “Un appel aux souvenirs”, co-porté par la Ville d’Autun (Espace Simone Veil) et l’OPAC Saône-et-Loire en 2024 et 2025, donne la parole à celles et ceux qui ont fait vivre ce quartier depuis plus de 60 ans.

Construit à l’origine pour répondre aux besoins des travailleurs, notamment ceux de l’ancienne usine Ideal Standard (aujourd’hui Tolix), Saint-Andoche s’est rapidement imposé comme un véritable lieu de vie. Un “village dans la ville”, comme le décrivent ses habitants.

Les témoignages se succèdent et dessinent un portrait sensible du quartier : des enfants jouant dehors jusqu’à la tombée de la nuit, des familles qui se connaissent toutes, des voisins devenus proches comme des membres de la famille.

“On vivait dehors, surtout l’été. Il y avait toujours quelqu’un à voir, quelque chose à partager”, confie un habitant.

Une diversité vécue comme une richesse

L’un des aspects marquants de ces récits réside dans la diversité culturelle du quartier. Depuis ses débuts, Saint-Andoche a accueilli des habitants de nombreuses origines. Une mixité qui, selon les témoignages, s’est toujours vécue dans la simplicité : “À l’époque, on ne parlait pas de différences. On vivait ensemble, tout simplement”.

Une réalité qui a façonné une identité forte, fondée sur le respect, l’entraide et le quotidien partagé.

Une mémoire ouvrière encore vivante

Le quartier reste profondément marqué par son histoire ouvrière. Beaucoup évoquent une époque où tous poursuivaient un objectif commun : faire vivre leur famille. Une solidarité née des conditions de vie, mais aussi du travail.

Les souvenirs liés à l’usine Ideal Standard, aux allées et venues des travailleurs, ou encore à l’organisation du quartier autour de cette activité industrielle, occupent une place centrale dans les récits.

Au fil des décennies, Saint-Andoche a évolué et évolue encore aujourd’hui pour s’adapter aux visages du quartier, sans jamais perdre son âme.

Transmettre aux nouvelles générations

Le projet ne se limite pas à collecter des souvenirs. Il s’inscrit aussi dans une démarche de transmission. Plusieurs générations cohabitent aujourd’hui à Saint-Andoche, et les anciens tiennent à partager leur histoire avec les plus jeunes.

Avec l’accompagnement de la compagnie Arc en Scène, des actions ont été menées jusqu’à l’école du Parc. Les enfants ont ainsi pu s’approprier cette mémoire à travers des dessins, prolongeant le récit à leur manière.

À Saint-Andoche, les souvenirs ne s’effacent pas. Ils s’accumulent, se racontent et continuent de faire vivre ce quartier emblématique d’Autun.