Semaines d’Information sur la Santé Mentale : une belle mobilisation collective

Semaines d'Information sur la Santé Mentale : une belle mobilisation collective

Clôturées ce vendredi 16 octobre au jardin du Muséum d’histoire naturelle d’Autun, les Semaines d’information sur la santé mentale (SISM) ont réuni de nombreux partenaires autour d’un programme riche et varié. Pour cette deuxième édition dans le Grand Autunois-Morvan, les arts ont servi de fil conducteur pour sensibiliser, favoriser les échanges et prendre soin de soi.

Un flashmob proposé par l’École de Danse Urbaine, une exposition photographique de créations de land art et un moment de partage dans le jardin du Muséum d’histoire naturelle : c’est sur une note conviviale que se sont achevées les SISM 2026 dans le Grand Autunois-Morvan, avant une dernière action proposée ce soir au cinéma d’Anost.

Portée à l’échelle nationale par un collectif qui organisait cette année sa 37e édition, cette démarche s’est déclinée pour la deuxième fois sur le territoire, sous l’impulsion de la Communauté de communes du Grand Autunois-Morvan (CCGAM), compétente en matière de santé. Financées par l’Agence régionale de santé (ARS), les actions s’inscrivent dans le cadre du contrat local de santé.

Les arts pour sensibiliser et créer du lien

Cette année, le thème national invitait à explorer les liens entre santé mentale et arts. Un groupe de travail réunissant de nombreux acteurs locaux a ainsi construit un programme diversifié, avec un objectif : faire vivre des expériences, favoriser les rencontres et toucher le public le plus large possible.

La Ville d’Autun s’est pleinement investie dans cette édition, notamment à travers les centres sociaux et le Muséum d’histoire naturelle. Plusieurs animations ont été proposées pour inviter chacun à s’exprimer, à découvrir de nouvelles pratiques et à partager des moments collectifs.

Photographie, mosaïque, land art, découverte de la cuisine antique ou encore observation des oiseaux : les activités ont permis à différents publics, jeunes et moins jeunes, de se retrouver autour de propositions culturelles et créatives. L’exposition photographique présentée lors de la clôture a notamment mis en lumière les œuvres de land art réalisées par les structures partenaires du territoire.

Mieux comprendre le handicap et prendre soin de soi

Au-delà de la découverte artistique, ces deux semaines ont également été l’occasion d’aborder des questions essentielles autour de la santé mentale et du handicap.

Les ateliers de land art ont notamment permis de sensibiliser les participants aux réalités vécues par les personnes en situation de handicap, qu’il soit visible ou invisible. Les échanges ont contribué à faire évoluer les regards, à mieux comprendre les difficultés rencontrées et à rappeler que le handicap n’empêche ni de vivre des expériences, ni de créer, ni de participer pleinement à la vie collective.

Le fil rouge de cette édition était de faire vivre l’expérience plutôt que de se limiter à un discours de sensibilisation. En prenant le temps de créer, de rencontrer les autres et de partager leurs ressentis, participants comme partenaires ont pu vivre des moments propices au bien-être et à la réflexion.

Un collectif mobilisé à l’échelle du territoire

La particularité de cette édition réside dans la diversité des acteurs engagés et leur capacité à travailler ensemble. Aux côtés de la Ville d’Autun et de la CCGAM, de nombreux partenaires ont contribué à la programmation : le CIAS du Grand Autunois-Morvan, l’Éduen, la salle Jean Genet, le Conservatoire du Grand Autunois-Morvan, la bibliothèque Bussy-Rabutin, l’École de Danse Urbaine, le Kiosque Famille, le Cilef, le Photo Club Autunois, le Muséum d’histoire naturelle, l’Atelier Santé Ville, ainsi que de nombreuses associations, professionnels de santé, artistes et structures du territoire.

Cette mobilisation collective illustre l’ambition des SISM : informer sur la santé mentale et les troubles psychiques, lutter contre les préjugés, favoriser l’entraide et faire connaître les ressources de proximité. Elle contribue aussi à ouvrir le dialogue et à rappeler que la santé mentale concerne chacun d’entre nous.

Avec un programme accessible, intergénérationnel et tourné vers l’expérience partagée, cette édition 2026 aura permis de faire vivre une conviction commune : prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi prendre du temps pour soi, rencontrer les autres et créer du lien.