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La deuxième édition de la Biennale d’art contemporain organisée par Culture à la Folie est officiellement lancée. Dimanche 12 juillet, artistes, élus, partenaires et amateurs d’art se sont retrouvés aux anciennes Tanneries d’Autun pour le vernissage de l’exposition « Natures », une invitation à porter un regard renouvelé sur le vivant, la matière et notre rapport au monde.
Visible jusqu’au 16 août, tous les jours de 11h à 19h, l’exposition investit les différents espaces de cet ancien site industriel avec une dizaine d’artistes contemporains venus proposer leur propre interprétation du thème des « Natures ».
Un lieu chargé d’histoire au service de la création contemporaine
Étaient présents pour ce vernissage le maire d’Autun Vincent Chauvet, ses adjoints Gauthier Gimenez et Philippe Larue, ainsi que les conseillères municipales Isabel Marin, Annabelle Renoud, Francette Gybels et Anaïs Pelux.
Partenaire de l’événement, la Ville d’Autun met à disposition les anciennes Tanneries et accompagne l’installation de l’exposition grâce à plusieurs de ses services, notamment l’École d’arts plastiques et les services techniques.
À l’origine de cette biennale, Martin Bruneau a tenu à remercier l’ensemble des personnes ayant contribué à la réalisation de cette nouvelle édition : « Nous avons eu le soutien de la Ville d’Autun, avec la possibilité d’organiser cette exposition dans les anciennes Tanneries, mais aussi le concours d’Isabel Marin, d’Anne Comode, de l’École d’arts plastiques, ainsi que de Nicolas De Rose et des services techniques pour l’organisation et l’installation de l’exposition ».
Dans son discours, Vincent Chauvet s’est réjoui de voir ce bâtiment industriel retrouver une nouvelle vie grâce à l’art contemporain. « C’est une exposition dans un lieu brut, les anciennes Tanneries, qui ont également accueilli autrefois un CFA. Ce sont des espaces particulièrement intéressants pour ce type d’accrochage. J’espère qu’il y aura un public nombreux. Merci à l’ensemble des artistes ainsi qu’aux bénévoles qui ont rendu cette exposition possible ».
Une réflexion sur les multiples visages de la nature
Commissaire de l’exposition, Fanny Wyzlan a présenté la démarche qui a guidé la sélection des artistes : « Avec « Natures », nous avons souhaité sortir d’une définition figée du mot nature pour ouvrir une porte vers une notion beaucoup plus contemporaine. L’exposition évoque une nature végétale, minérale, animale mais aussi humaine. Il y est également question du temps, qui nous est commun à tous ».
Installée en Bourgogne depuis une dizaine d’années tout en étant originaire de Belgique, elle a souhaité créer un dialogue entre plusieurs sensibilités artistiques : « J’ai voulu établir un trait d’union entre des artistes belges et des artistes du Morvan. Nous avons aussi souhaité conserver l’authenticité des Tanneries, en faisant dialoguer les œuvres avec ce bâtiment chargé d’histoire ».
L’exposition invite ainsi le visiteur à dépasser la seule représentation de la nature pour interroger la mémoire, les transformations, les matériaux, les paysages et les liens parfois invisibles qui unissent l’homme à son environnement.
Comme l’explique la commissaire, passer de « Nature » à « Natures » permet de révéler une pluralité de regards sur le vivant, qu’il soit végétal, minéral, animal ou humain, tout en explorant les notions de naturalité, de souvenir, de disparition et de transmission.
Dix artistes, dix univers
Tout au long du parcours, les visiteurs découvrent des œuvres qui investissent chaque recoin des anciennes Tanneries : suspendues, posées au sol, projetées en vidéo ou accrochées aux murs. Peintures, dessins, sculptures, photographies, installations, créations sonores ou encore films composent un parcours riche et varié et se répondent sur l’univers des « Natures ».
Les dix artistes invités sont : Cécile Beau, Alice Bidault, Isa Bordat, Thomas Chable, Johan Cote Gayffier, Luke James, Thomas Loyatho, Charles-Henry Sommelette, Valérie Sonnier et Fanny Wyzlan
Leurs œuvres utilisent aussi bien le bois, la pierre, la cire d’abeille, le cuivre, la porcelaine, les végétaux, le verre, le textile ou encore la vidéo, autant de matières qui dialoguent naturellement avec l’architecture brute des anciennes Tanneries.
Si « Natures » est visible tout l’été jusqu’au 16 août, elle rouvrira également ses portes pendant une semaine en septembre afin d’accueillir des groupes scolaires dans un objectif de médiation culturelle. Le public pourra également la redécouvrir à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, les 19 et 20 septembre.
Avec cette nouvelle édition de la Biennale d’art contemporain, les anciennes Tanneries confirment leur vocation de lieu d’exposition atypique où patrimoine industriel et création contemporaine se rencontrent pour offrir au public une expérience artistique originale, sensible et immersive.













