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Mercredi 14 janvier 2026, Autun, le Parc naturel régional du Morvan et plusieurs porteurs de projets de toute la région se sont réunis en mairie pour signer une charte relative à la réimplantation de la vigne dans le Morvan. Un moment fondateur pour un projet d’envergure qui vise à redonner une place à la viticulture sur ce territoire bourguignon longtemps oublié des cartes viticoles.
Autun s’engage avec une parcelle pilote
Parmi les projets emblématiques figure celui de la Ville, qui prévoit de planter de la vigne sur une parcelle attenante au jardin fruitier Roidot-Déléage, dans les Hauts-Quartiers, rue du Vieux-Colombier. Cette parcelle a fait l’objet d’une étude approfondie menée par le Parc naturel régional du Morvan afin d’évaluer sa compatibilité avec la culture de la vigne.
Les conclusions sont encourageantes : le sol et l’exposition présentent un réel potentiel viticole, confirmant que cette culture est possible sur le territoire autunois.
Un projet pour « créer de la valeur ajoutée »
Pour Sylvain Mathieu, président du Parc du Morvan, l’objectif est clair : « créer de la valeur ajoutée » pour le territoire. Derrière cette ambition, il s’agit de réfléchir à de nouvelles filières locales, à des produits identitaires et à un développement économique cohérent avec les valeurs du Parc.
Historiquement, le Morvan était une terre de vigne, présente un peu partout sur ses coteaux. L’étude lancée l’an dernier par le Parc visait à retracer cet héritage, à comprendre l’usage ancien des sols et à évaluer ce qu’était la viticulture morvandelle il y a environ un siècle. Si aucun cépage spécifique n’a pu être formellement identifié, les recherches confirment que la vigne faisait bien partie intégrante du paysage.
Une charte fondée sur des valeurs communes
Fruit d’un travail collectif entre les différents porteurs de projets, la charte signée mercredi fixe un cadre partagé pour le développement futur de la vigne dans le Morvan. Elle repose sur plusieurs piliers :
- le respect de l’environnement,
- la préservation des ressources en eau,
- le soutien à l’agriculture locale,
- le développement d’une filière économique de proximité.
L’idée n’est pas seulement de planter de la vigne, mais de le faire de manière responsable, durable et cohérente avec l’identité du Morvan.
Premiers pas vers les cépages de demain
La signature de la charte s’est conclue par une dégustation destinée à explorer les styles de vins et les cépages susceptibles de s’adapter au territoire – toujours avec modération.
À l’image de Vézelay, dont l’appellation viticole a émergé à partir d’un projet initié dans les années 1970, le Morvan s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique similaire : faire renaître une tradition oubliée pour construire l’avenir. Autun, avec sa parcelle pilote, entend bien jouer un rôle moteur dans cette nouvelle aventure viticole.








